Nicolas Heimendinger


Doctorant contractuel, sous la direction de Jérôme Glicenstein

nicolas.heimendinger@yahoo.fr

Sujet de thèse

Avant-gardes et institutions publiques, 1964-1981

Mes recherches visent à caractériser l’émergence de l’art contemporain, non pas seulement en termes d’évolutions formelles ou stylistiques, mais comme l’effet d’une profonde recomposition des structures institutionnelles du champ artistique, dont l’un des principaux facteurs réside dans le déploiement d’une intervention publique massive en matière d’art et de culture à partir des années 1960, en Europe de l’Ouest comme aux Etats-Unis. Ce développement des institutions culturelles publiques se distingue des précédentes tentatives d’institutionnalisation d’une politique artistique dans la première moitié du siècle par l’intérêt nouveau qui est porté à la création contemporaine, jusqu’alors assez largement abandonnée au secteur privé. Plus encore, un trait majeur de ce rapprochement entre art contemporain et puissance publique tient au choix partagé par de nombreux programmes et organisations de s’engager en faveur de l’art d’avant-garde : consécration des avant-gardes historiques et soutien aux néo-avant-gardes les plus récentes sont les deux faces de ce processus général d’officialisation de l’avant-garde que connaissent la plupart des démocraties occidentales à cette période. Cette nouvelle situation apparaît comme éminemment paradoxale, à deux titres au moins. D’une part, les buts ordinaires de l’action publique en matière de culture (démocratisation culturelle, promotion du patrimoine national, consécration de valeurs artistiques communes, etc.) semblent largement incompatibles avec l’ethos avant-gardiste. D’autre part, la promotion par les instances publiques des avant-gardes passées et présentes prend à revers leur histoire alors quasi séculaire, fondée sur une rupture inaugurale vis-à-vis de toute forme d’art officiel. C’est à l’aune de ce double paradoxe que doit être mesuré et analysé le bouleversement – aujourd’hui banalisé – qu’a constitué la conversion des institutions publiques à l’art d’avant-garde dans les années 1960-1970.

 

Activités de recherche

Coordination du numéro 26 de la revue Marges « Instrumentalisations de l’art », parution en avril 2018.

Coordination du numéro 25 de la revue Marges « Archives », parution en octobre 2017.

Communication JE « Les arts contemporains et leur espace institutionnel », 9 avril 2016, Institut National d’Histoire de l’Art (Paris).

 

Publications

« Entretien avec Hal Foster » (en collaboration avec Gabriel Ferreira Zacarias), Marges, n°25, parution en octobre 2017.

« ‘Soulèvements’, Jeu de Paume », Marges, n°24, parution en avril 2017 (recension d’exposition).

« Douglas Crimp, Pictures. S’approprier la photographie. New York, 1979-2014 », Marges, n°24, parution en avril 2017 (recension d’ouvrage).

 « Olivier Quintyn, Valences de l’avant-garde. Essai sur l’avant-garde, l’art contemporain et l’institution‪ », Marges, n°23, octobre 2016, pp. 136-137 (recension d’ouvrage).

 « Jack Burnham, Hans Haacke, Esthétique des systèmes », Marges, n°23, octobre 2016, pp. 146-147 (recension d’ouvrage).

 « Le grand récit de la critique institutionnelle », Marges, n°22, avril 2016, pp. 50-63.

 

Divers

Membre du comité de rédaction de la revue Marges (PUV)

 

Activités professionnelles

Chargé de cours à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis (Licence Arts plastiques)