RETINA.Brasilia

STILL

2° colloque de RETINA.Brasilia

FILM – STILL – LIFE

Rencontre (#16.ART.Brasil + RETINA.Brasília), Musée National, Brésil

4-7 septembre 2017.

 

Sous la direction de Biagio D’Angelo, Cleomar Rocha, François Soulages et Suzete Venturelli

 

A l’occasion du 2° colloque de RETINA.Brasilia, notre intérêt se porte et joue sur le concept anglais de « Still ».

Le still d’un film n’est autre chose qu’une photographie prise pendant la production d’un film, d’une video ou d’un programme de télévision, souvent utilisée à des fins publicitaires. Un still peut consister en des portraits ou bien encore en des images évocatrices de la même production du film. Cindy Sherman a fait une série entière composée de 69 photos en noir et blanc, intitulé Untitled Film Stills, dans laquelle 69 figures féminines sont représentées comme des quasi-héroïnes d’une nouvelle féminité fictionnelle d’après-guerre. C’est une culture pop qui est exaltée ainsi qu’une mythologie contemporaine. Qui sont ces femmes qui viennent d’un pseudo-film ?

Le mot « still », conjugué au mot « life » (still life), constitue le genre pictural de la nature-morte, qui, le long des temps, a été vue comme une technique représentative de la mimesis d’objets sans histoire, presque une forme d’abstraction en peinture avant la lettre. Aujourd’hui, sa relecture iconographique, les vidéos et les photographies de nature-morte, utilisées, par exemple, dans des calendriers ou des posters, grâce à l’emploi et à la fonction actuelle des technologies, ont permis de repenser le lieu de la nature-morte dans l’histoire et la culture des images. Quel dialogue établit l’image de l’objet artistique représenté avec le sujet qui le regarde ?

Nous invitons à réfléchir, grâce à des communications, sur les images de personnes (portraits) et d’objets (nature-morte) dans le discours photographique, cinématographique, artistique, esthétique, du design et d’autres langages visuels.

 

RETINA.International

Recherches Esthétiques & Théorétiques sur les Images Nouvelles & Ancienne

 

Pour télécharger le programme :

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Volte face les avatars du portrait

Ce colloque vise à interroger la persistance ou le retour insistant du portrait dans nos pratiques artistiques contemporaines. Lesarts plastiques, tout comme la photographie ou le cinéma, les installations, mais aussi bien les images virtuelles, semblent aujourd’hui reconduire quelques-unes des pratiques mil- lénaires du portrait, tout en modifiant sensi- blement leurs enjeux et leurs modalités. Ces pratiques, de plus, s’infléchissent au voisinagedu nouveau mode d’existence des images : c’est dans l’hyper diffusion réticulaire que ces dernières puisent leur signification et leur efficace. Si cette dimension médiologique vient inquiéter, voire bousculer les approches esthétiques traditionnelles du portrait, un autre aspect ne peut être tenu à l’écart de la réflexion : l’usage immémorial du portrait politique, qui resurgit semble-t-il, intact, plus que jamais actif et opérant, dans de nouveaux processus de dissémination.

C’est au travers d’une approche pluridisciplinaire que chercheurs, mais aussi bien praticiens, tenteront d’articuler ces trois registres :
esthétique du portrait à l’ère des nouvelles images ;

le portrait politique ;

le portrait dans son passage de l’ontologie à la médiologie.

 
 

Les archives du silence

Dates : 2 et 3 décembre 2016
Lieu : Hôtel des Mille collines à Kigali (Rwanda)

Organisateurs : Pierre Bayard, Assumpta Mugiraneza, Soko Phay.

Les archives occupent une place particulière dans le cas des meurtres de masse. Elles subsistent souvent en grand nombre, l’extermination laissant nécessairement des traces multiples, sous la forme de documents, d’images, d’objets, etc. Mais elles ont aussi été souvent l’objet d’un processus concerté de dissimulation, les meurtriers cherchant à effacer toutes les preuves de leurs crimes. A l’image des mécanismes de l’inconscient qui associent survivance et refoulement, les archives impliquent donc une archéologie particulière, attentive aux incertitudes et aux falsifications de la mémoire collective.

Le colloque international « Les archives du silence », qui clôturera le programme « Art et postmémoire au Rwanda », se tiendra à Kigali les 2-3 décembre 2016. L’exemple privilégié sera le génocide des Tutsi du Rwanda, mais les interventions porteront aussi sur d’autres meurtres de masse. Le colloque se tiendra en dialogue avec des performances issues des œuvres littéraires réalisées dans le cadre des « ateliers de la mémoire » dirigés par Olivia Rosenthal et Dorcy Rugamba.

Pour télécharger le programme : 

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Archives rêvées, mémoires de peintres

Colloque et expositions

Archives Nationales - 20 et 21 octobre 2016
59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte-sur-Seine
Métro Saint-Denis - Université

Problématique :
L’élaboration d’une œuvre convoque toujours des images déjà-là dans la mémoire du peintre, ou des images concrètes qu’il collecte.
Comment une œuvre se fabrique-t-elle à l’atelier ? Comment l’artiste vit-il une relation avec le passé qu’il actualise et dépasse dans le moment de la création ? De quel passé s’agit-il ?
Un passé singulier historique, un passé objectivé ou phantasmé ? Comme autant d’images plurielles convoquées sans être là, notre mémoire agit sur notre conscience et notre geste de façon multiple.

Partenaires :
Laboratoire EA 4010 AIAC Arts des images et art contemporain,
Maison d’Art contemporain Chailloux, Fresnes

Organisation :
Eric Bonnet, Françoise Lemaire, Céline Lubac
LABEX-ARTS-H2H.FR

Pour télécharger le programme :

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Living Arts in Post-Conflit Contexts

Forum international

Date : 10, 11 et 12 mars 2016
Lieux : Centre culturel français et l’Université royale des beaux-arts

Texte de présentation de l’évènement :

Cambodian Living Arts organized this flagship event as part of its work towards the vision of arts for transformation, in collaboration with Salzburg Global Seminar and with sponsorship by the Prince Claus Fund for Culture and Development. Cambodian Living Arts will shared its experience and opened the dialogue with global peers. Artists and leaders of arts organizations from post-conflict countries reflected upon and debated their on-the-ground experience and exchanged lessons learnt. The Forum explored and honored the work done in the past and hoped to inspire future generations of cultural changemakers.

 Living Arts in Post-Conflict Contexts : Practices, Partnerships & Possibilities focused on “South – South” dialogue and helping to develop a new model of partnership among countries from the global South that encourages relationships that improve the position of the arts sector in post-conflict societies. 

The arts play a defining role in the recovery and resilience of societies that have gone through the tragedy of war, genocide or armed conflict, and have an impact on peacebuilding, education, creative economies and tourism. Safeguarding the arts and the cultural values attached is fundamental to preserving heritage, giving a sense of purpose, managing conflict-induced trauma and emancipating minds. In the current world situation of increasingly frequent and detrimental conflict, the arts have the power to build hope and foster self-determination.

Liens URL qui complète la présentation :
http://www.cambodianlivingarts.org/our-work/projects/living-arts-in-post-conflict-contexts/

 

 

Cartographie de la mémoire

Colloque international

Dates : 12 et 13 janvier 2016
Lieu : Centre Bophana et Université royale des Beaux-Arts à Phnom Penh
Organisateur(s) : Soko Phay, Patrick Nardin et Suppya Hélène Nut

Certaines communications recoupent les préoccupations du CIREMM :

Dans la continuité du colloque « Images du Cambodge : mythe, histoire et mémoire » organisé aux Archives nationales à Paris en avril 2015 et des échanges universitaires entre l’Université Paris 8 et les institutions cambodgiennes, dans le cadre des accords de coopération depuis 2008, les manifestations de Phnom Penh, de Battambang et de Siem Reap visent à réfléchir sur le refoulé de l’Histoire et ses conséquences dans une perspective historique, anthropologique et esthétique.

La visée du colloque est d’analyser les enjeux du refoulement de l’Histoire, mais également de comprendre les processus de mémoire collective dans le monde actuel et la manière dont s’y effectuent les transmissions culturelles et sociales d’un trauma collectif lié aux tragédies de l’Histoire. Plusieurs axes de recherche sont privilégiés : le rôle des images et des archives dans la compréhension historique du passé ; la mémoire des lieux et des territoires ; la scène artistique émergente, en particulier les modes d’appropriation d’un passé qui ne cesse de hanter.

PDF - 243.9 ko
Programme du colloque "Cartographie de la mémoire"


Liens URL qui complète la présentation (source) :
http://www.labex-arts-h2h.fr/fr/cartographie-de-la-memoire.html

 

 

Images du Cambodge : mythe, histoire et mémoire

Colloque international

Dates : 10 et 11 avril 2015
Lieu : Archives nationales Auditorium, 59 rue Guynemer, 93380, Pierrefitte-sur-Seine
Organisateurs : Soko Phay, Patrick Nardin et Suppya Hélène Nut

Au moment de la commémoration des quarante ans du génocide cambodgien, le 17 avril 2015, il est nécessaire de témoigner, par des manifestations culturelles et scienti ques, de la survivance et de la créativité d’un pays qui a connu l’élimination de masse et la destruction d’une communauté artistique. Entre 1975 et 1979, 90% des artistes et des intellectuels ont été persécutés et assassinés par le régime des Khmers rouges, laissant une société dévastée. La reconstruction politique, économique et culturelle du Cambodge est difficile ; dans ce contexte dramatique, les artistes ont joué un rôle essentiel, en particulier par un travail de transmission des arts traditionnels à la nouvelle génération. Mais les jeunes artistes cambodgiens sont en quête de renouvellement ; en questionnant le passé, ils cherchent aujourd’hui à comprendre la complexité de notre époque et à relever les dé s de la mondialisation.

« L’identité cambodgienne » se construit entre deux pôles extrêmes : d’un côté la splendeur d’Angkor, et de l’autre l’horreur des années khmères rouges. Dans cet entre-deux, l’équilibre est fragile et incertain. Si le Cambodge hante les imaginaires contemporains, en particulier Angkor, qui n’est pas seulement un vestige archéologique, mais un mythe actif soutenant depuis le XIXe siècle une création littéraire et cinématographique, ce sont les effets des années de terreur qui façonnent la société : corruption généralisée, rupture ou manque de solidarité entre les générations, course effrénée à l’argent facile et à la satisfaction matérielle au détriment des nécessités sociales et culturelles. Le génocide a fait voler en éclats toutes les garanties symboliques. L’oubli forcé, au nom de la réconciliation et de l’unité nationale, offre un passé quasiment sans traces. L’absence d’images des massacres, le défaut de preuves ou le peu de souvenirs exprimés par les témoins, incitent à questionner la possibilité d’une transmission de l’innommable.

L’immense majorité de la population cambodgienne, dont 40% est âgée de 15 à 25 ans, a très difficilement accès à sa propre mémoire. Le travail d’archives devient essentiel dans la valorisation des modes d’écriture et de diffusion par l’image ; en plaçant la question de l’Histoire et la brisure identitaire au cœur de leur ré exion les artistes agissent pour contrer cet effacement du passé. Réemployés, détournés de leurs usages traditionnels, les lms, les photographies, les sons, les objets, peuvent travailler une mémoire non-discursive, faisant du document un opérateur de remémoration ou de ction. Pour en saisir les enjeux, il s’agira d’interroger successivement les mythes et les survivances des ruines d’Angkor, les processus mémoriels, ainsi que les formes visuelles qui se créent aujourd’hui au Cambodge.

Programme du colloque "Images du Cambodge : mythe, histoire et mémoire" : 

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Archives au présent

Colloque international

Date : 24 et 25 octobre 2014
Lieu : Centre Pompidou-Metz, Auditorium, 1 Parvis des droits de l’homme
Organisateurs : Catherine Perret, Soko Phay, Patrick Nardin, Anna Seiderer, en partenariat avec le Labex Arts H2H, le Centre Pompidou-Metz, Faux Mouvement, Centre d’art contemporain.

Dans les conditions nouvelles de “la vie enregistrée”, de la vie devenue inséparable de son enregistrement et de sa transmission en temps réel, le travail avec et sur les archives est devenu la condition de la plupart des pratiques humaines. Ainsi la èvre archivistique qui s’empare des arts contemporains n’a rien de surprenant. Elle n’en interroge pas moins les acteurs et les observateurs de ces pratiques. L’ « archive » est-elle en passe de devenir un nouveau genre artistique, voire un nouveau medium, comme le furent en leur temps, le ready-made et l’exposition ? Au risque d’entraîner, comme le rent ready-made et exposition, de nouveaux formalismes.

Que l’on songe à Marcel Duchamp (les Boîtes-en-valise), à Marcel Broodthaers (Le département des Aigles), ou à Gerhardt Richter (Atlas), il est manifeste que les pratiques d’archives dans l’art moderne relèvent d’une inquiétude face à l’enregistrement historicisant des objets artistiques, et de la volonté des artistes de s’a rmer « comme artistes » face à l’archivage de leurs œuvres par les institutions académiques et muséographiques. Il s’agit pour eux d’anticiper sur l’archivage à venir de leurs travaux et de proposer d’autres manières d’écrire l’histoire non seulement de leurs oeuvres, mais plus généralement de l’art. Dans cette perspective, ces artistes interposent entre l’enregistrement matériel des choses et l’institution symbolique des œuvres des dispositifs d’inscription qui excluent que l’un vaille pour l’autre, qu’enregistrement vaille institution. Ils restituent à ce qu’ils font le statut d’archives au sens historien du terme : d’archives non encore validées.

Ces tentatives se poursuivent jusqu’à aujourd’hui. Les artistes sont en quête de dispositifs d’archivages qui fassent obstacle à leur institution. Ils montrent ainsi que ce qui se joue dans les arts contemporains et dans les expositions d’arts contemporains relève autant de l’histoire que de l’art.

Programme du colloque "Arcchives au présent " :

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