Biennales d’art-contemporain & Frontières, 2017.

 

Sous la direction de François Soulages
Local et Global
ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE BEAUX ARTS

Quels rapports les biennales d’art-contemporain ont-elles avec les frontières ? Quelles frontières ? Pourquoi ces biennales présentent-elles parfois des pavillons nationaux et des expositions internationales : d’un côté frontières géopolitiques et géoartistiques, de l’autre internationalisme, mondialisation, voire globalisation. Qui gagne ? L’art ou la politique ? Quel art et quelle politique ?

 

 

 

Un cinéma hors champ, 2017.

Textes de Jean-Philippe Antoine et Christa Blümlinger, Sabine Folie, Christa Blümlinger, Laura Mulvey, Constanze Ruhm, Matthias Müller, Christophe Gallois, Morgan Fisher. Conception graphique : Emilie Fourny.

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Un recueil de textes de chercheurs, d’artistes et de critiques explorant les relations que la filmographie de Morgan Fisher entretient avec les nombreux autres domaines de création de l’artiste et cinéaste américain.

L’œuvre du cinéaste Morgan Fisher est aujourd’hui en voie d’obtenir le succès qu’elle mérite, mais la place originale qu’elle occupe – à l’intersection du cinéma avec la peinture, l’installation, l’architecture, la vidéo, le dessin et la photographie – reste à explorer, tout comme son impact sur de nouvelles générations d’artistes.
Principalement ancré dans la filmographie de Fisher, ce recueil envisage celle-ci en rapport avec les nombreux autres travaux de l’artiste, souvent récents, qui en étendent et recomposent le paysage. Il explore la temporalité très particulière créée par les interventions structurelles de Fisher. Les gestes artistiques qu’elles déploient sont gouvernés par une interrogation constante des rapports paradoxaux qu’entretient l’apparition sensuelle de l’image avec des hors-champs tout à la fois convoqués et réprimés. Les chercheurs, artistes et critiques ici rassemblés dessinent la silhouette inédite d’une œuvre fondamentalement marquée par l’amour du cinéma en même temps qu’elle le déborde de toute part, avec une fertilité sans pareille.

Plus d’information : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=5304

 

 

Cambodge, cartographie de la mémoire, 2017.

Sous la direction de Patrick Nardin, Suppya Hélène Nut et Soko Phay, Paris, L’Asiathèque, 2017.


Les années khmères rouges ont provoqué dans la société cambodgienne une forme d’amnésie qui efface de grandes strates de l’histoire. L’immense majorité de la population, dont 40 % est âgée de 15 à 25 ans, a aujourd’hui très difficilement accès à sa propre mémoire. Le mutisme et l’excès d’oubli ne favorisent pas la paix sociale, mais accentuent le danger d’une répétition des errements du passé, tout en ruinant le sentiment de posséder une histoire et un monde communs. Si Angkor reste un mythe national, ce sont les effets du génocide mêlés à ceux d’une mondialisation agressive qui façonnent la société : corruption généralisée, rupture ou manque de solidarité entre les générations, perte de valeurs, course effrénée à l’argent facile et à la satisfaction matérielle au détriment des nécessités de la vie collective.

L’ambition de cet ouvrage est de montrer la complexité d’une histoire ne se réduisant pas à la splendeur d’Angkor et à l’horreur des années khmères rouges. Pour en percevoir les enjeux, sont réunis ici quelques-uns des meilleurs spécialistes, qui interrogent successivement les mythes et les survivances angkoriennes, les processus mémoriels de l’époque du protectorat à nos jours, ainsi que l’art post-khmer rouge. Cette cartographie de la mémoire permet au lecteur de saisir l’imaginaire d’un pays en pleine mutation sociale, économique et culturelle.

Auteurs des contributions : Olivier de Bernon, Sabine Bouckaert, Isabelle Flour, Alain Forest, Boreth Ly, Stéphanie Bopha Nann, Suppya Hélène Nut, Patrick Nardin, Soko Phay, Serge Rémy, Clothilde Roullier, Khatharya Um.

 

 

Quand l’image agit, 2017.

Quand l’image agit : rencontre avec Michelle Debat et Paul-Louis Robert (dir.), en présence de Alain de Bernardini et Jacinto Lageira

Actes d’un colloque qui s’est tenu en octobre 2015 au musée d’art contemporain du Val de Marne (MACVAL) cet ouvrage participe de l’actualité des publications autour de l’acte d’image et de la pensée de l’image en acte. Il présente l’ensemble des contributions émanant d’auteurs et d’artistes d’horizons différents et permet de faire émerger et de mettre en perspective de nouvelles voies et de s’ inscrire dans un renouveau de la pensée théorique de la photographique.
Produit tant d’un processus technologique que d’un imaginaire activé, construction tant figurale que symbolique, objet autant qu’image, la photographie est ici abordée comme objet de croyance et comme image "chargée", offrant un potentiel d’agentivité qui concerne aussi bien l’histoire des images que celle de la photographie en particulier.

L’idée est ici de croiser les démarches, les expériences et les attitudes sur cette question de l’image agissante dont les multiples occurrences de présences sont réfléchies à partir de la malléabilité des pratiques, de la matérialité des objets, des lieux et milieux de monstration. 

 

 

Un art d’État ? Commandes publiques aux artistes plasticiens (1945-1965), 2017.

 présentation/discussion

à La Lucarne des écrivains 115 rue de l’Ourcq 75019
M° Crimée (ligne 7) ou station Rosa Parks (RER E),

Bus 60 et 54 : Crimée-Curial
Tél. 01 40 05 91 29

autour du livre co-édité par les Archives nationales et les Presses universitaires de Rennes http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4343 à l’occasion de l’exposition Un art d’État ? Commandes publiques aux artistes plasticiens (1945-1965) , en présence des auteurs :

 

Laurence Bertrand Dorléac

Historienne de l’art, elle est notamment l’auteur de L’Art de la défaite. 1940-1944, 1993, rééd. 2010 et 2012, aux éditions du Seuil, de L’ordre sauvage. Violence, dépense et sacré dans l’art des années 1950-1960, Gallimard, 2004, et de Contre-déclin. Monet et Spengler dans les jardins de l’histoire, Gallimard, 2012.

Philippe Bettinelli
Conservateur du patrimoine, responsable de la collection « art public » au Centre national des arts plastiques, il y gère une collection de 1 200 œuvres installées dans l’espace public depuis 1945, ainsi qu’un ensemble de près de 3 600 études, esquisses, maquettes et travaux préparatoires des œuvres issues du processus de la commande publique.

Christian Hottin
Conservateur du patrimoine, co-directeur, avec Clothilde Roullier, de l’ouvrage Un art d’État ?Commandes publiques aux artistes plasticiens 1945-1965, il est notamment l’auteur de Quand la Sorbonne était peinte. Étude sur le patrimoine peint et sculpté des établissements d’enseignement supérieur parisiens, Paris, Maisonneuve et Larose, 2001.

Clothilde Roullier
Archiviste, commissaire de l’exposition
Un art d’État ?Commandes publiques aux artistes plasticiens 1945-1965 aux Archives nationales (31 mars-13 juillet 2017 http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/un-art-d-etat), elle a co-dirigé, avec Christian Hottin, l’ouvrage Un art d’État ?Commandes publiques aux artistes plasticiens 1945-1965.

Julie Verlaine
Historienne, elle est notamment l’auteur de l’ouvrage Les galeries d’art contemporain à Paris. Une histoire culturelle du marché de l’art 1944-1970, aux Publications de la Sorbonne, 2012, et de Daniel Templon : une histoire d’art contemporain, paru en 2016 chez Flammarion.

 

 

Esthétique de l’exploitation photographique de photos déjà existantes, 2017.

Bruno Zorzal, Transition de François Soulages, Eidos Série Photographie, BEAUX ARTS CINÉMA, PHOTOGRAPHIE.

Quand le faire prend l’air d’un refaire, qu’en est-il d’une œuvre photographique, de même que d’une expression subjective qui garderait un rapport de dépendance avec la nécessité de l’existence préalable d’une image technique ?

Face aux expériences fondées sur l’appropriation de photos déjà existantes, voire sur le vol et le piratage, nous rapportons-nous de la même manière aux œuvres, aux procédés de création, de même qu’à la photographie et à l’art lui-même ? Que se passe-t-il quand voit le jour une image d’image ?

En nous exposant à des aspects artistiques, politiques, légaux, éthiques, etc. d’actions centrées sur l’usage de photos, nous mettrons en place une esthétique de l’exploitation photographique de photos déjà existantes. 

Bruno Zorzal est artiste et théoricien de la photographie. Membre de RETINA.International, chercheur associé au laboratoire Art des images & art contemporaine (AIAC), Université Paris 8, il travaille au Brésil et en France. Il a déjà publié Les photos, un matériau pour la photographie chez L’Harmattan, dans la même collection.

Photographie de couverture : © Paolo Gioli, L’Annegato (Le noyé), 1981, de la série Hommage à Hippolyte Bayard, Polaroïd-sténopé Polacolor type 809, 27,5 x 18,5 cm, transféré sur papier à dessin 35 x 25 cm, conservée au FRAC Champagne-Ardenne, courtesy de l’artiste.

 

 

Frontières des mouvements autophotobiographématiques, 2016.

RETINA.International à Brasília
Sous la direction de Biagio D’Angelo, François Soulages et Suzete Venturelli
Eidos série Retina
ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE BEAUX ARTS CINÉMA, PHOTOGRAPHIE Brésil

Ce livre part des biographèmes de Barthes et de la photographie : qu’en est-il du photobiographématique et de son sous-ensemble l’autophotobiographématique ? Des mouvements artistiques le travaillent. Mais ces mouvements sont-ils liés à d’autres pratiques artistiques, soit directement liées à la photographie, soit relevant plus généralement des arts des images ? C’est pourquoi la problématique de ce livre est celle des frontières des mouvements autophotobiographématiques. Elle sera donc abordée à partir d’abord de la photographie, puis des liens entre la photographie et d’autres arts, enfin des arts des


 

Biennales d’art-contemporain & frontières, 2016

Quels rapports les biennales d’art-contemporain ont-elles avec les frontières ? Quelles frontières ? Pourquoi ces biennales présentent-elles parfois des pavillons nationaux et des expositions internationales : d’un côté frontières géopolitiques et géoartistiques, de l’autre internationalisme, mondialisation, voire globalisation. Qui gagne ? L’art ou la politique ? Quel art et quelle politique ?

Eric Bonnet, Biennales d’art contemporain, œuvres & frontières (dir.), Paris, L’Harmattan, coll. local & global, 2016.

 

 

Les artistes font des histoires, 2015.

Est-il légitime d’affirmer qu’une partie de l’histoire de l’art dit « contemporain », peut-être même « la moins négligeable », soit désormais écrite par des artistes ? Y aurait-il donc des « artistes-historiens, artistes-archivistes » qui seraient les chroniqueurs de ces « histoires qui nous manquent » ?

Succédant au volume précédent de la revue Le Genre humain, consacré à Alain Fleischer (n° 54), historiens de l’art, philosophes, artistes ne s’interrogent pas uniquement ici sur le statut actuel de l’expression « art contemporain », ils visent aussi à souligner la « portée critique » des historiographies issues de pratiques artistiques.

Les initiateurs du volume, Jean-Philippe Antoine et Catherine Perret, écrivent : « Les histoires qui prennent ainsi corps réinvestissent les catégories du document, de l’archive, du mémorial, du monument et, de plus en plus, du musée. […] Les artistes font du désordre […] et ils le font en réinstaurant une relation entre histoire et fiction que dénie ou marginalise trop souvent le milieu professionnel des historiens ».

Si les performances d’artistes font coexister des registres spécifiques, d’apparences contradictoires, si la simulation induit des scénarisations de l’histoire, ne s’agit-il pas d’une façon « expérimentale » d’explorer, voire de critiquer, les limites, éthiques et esthétiques, de l’historiographie notamment politique ? Il n’est pas impossible que ce type d’histoire, mis en forme par des artistes, et qui pourrait sembler compromis par l’emploi du replay, soit une façon rigoureuse de s’efforcer, sans nécessairement toujours y parvenir, d’échapper aux inscriptions de la répétition : mémoire aveugle et silencieuse de toute historiographie.

 

Jean-Philippe Antoine et Catherine Perret (dir.), Les artistes font des histoires, in Le genre Humain, Paris, Seuil, 2015.