La critique d’art, 2017.

Ce livre est une approche théorique, principalement philosophique, de l’écriture critique. Il est pensé comme une boîte à outils devant permettre à un rédacteur ou à un lecteur de situer les textes critiques relativement aux conceptions de l’œuvre d’art et aux conceptions du discours. Il explore les liens entre la critique d’art et les convictions philosophiques, esthétiques et épistémologiques – parfois implicites – depuis la révolution de l’art moderne à la charnière des 19e/20e siècles jusqu’à aujourd’hui, à partir des questions suivantes : quels types de savoirs les critiques proposent-elles ? En fonction de quelles attentes ? Ce livre s’interroge aussi sur les relations entre la critique et les codes et conventions artistiques. De manière générale, on peut donc considérer qu’il s’intéresse aux liens entre la critique et les croyances aux 20e et 21e siècles.

La critique d’art, Paris, éd. Presses Universitaires de Vincennes, coll. "Libre cours", 2017.

 

 

Farces et Attrapes – Inventer les images, 2017.


Ce livre propose une réflexion théorique et historique sur les images. Il tente d’abord de définir ce concept. Il essaie ensuite d’analyser l’histoire de l’histoire de l’art à travers l’exemple d’un de ses fondateurs, Giorgio Vasari. L’ouvrage est aussi une réflexion sur la transmission du savoir, sur ce que les images peuvent nous apprendre sur notre époque, son fonctionnement, ses mutations.
 
Écrits durant la dernière décennie, les sept essais qui composent ce recueil s’intéressent, chacun à sa façon, à la vie des œuvres, à leur transmission, et aux méthodes employées pour élaborer à partir de cette vie une histoire. Pour ce faire, Jean-Philippe Antoine s’appuie sur des analyses de la création actuelle, mais aussi sur des images, textes et auteurs habituellement peu sollicités par l’histoire de l’art. Il dialogue ainsi avec Gabriel Tarde, Fernand Deligny, Sören Kierkegaard ou Yasushi Inoué. Ces explorations, qui reflètent les occasions qui leur ont donné naissance, dessinent un parcours ouvert parmi une série d’études de cas : Vasari et la fondation de l’histoire de l’art, l’activité artistique en tant qu’inscription d’un territoire, la collection publique et son mode d’emploi, entre autres. L’ensemble fabrique une constellation singulière que hantent la question de l’invention, comme celle de ses satellites et transmetteurs – l’art et l’image.
 
Philosophe, professeur d’esthétique et critique d’art, Jean-Philippe Antoine enseigne à l’Université Paris 8. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur les arts de la mémoire et la peinture italienne des XIIIe et XIVe siècles à L’École des Hautes Études en Sciences sociales à Paris, et poursuit depuis ses recherches sur la question de la mémoire, de l’image et du lieu dans une perspective philosophique et anthropologique. 
Il s’intéresse aux questions de mnémonique tant au Moyen-Âge qu’aux XIXe et XXe siècles, et dans le travail de certains artistes contemporains tels que Joseph BeuysMarcel Broodthaers ou Mike Kelley. Il a également travaillé sur la question du récit de vie dans l’œuvre de Vasari, et sur l’œuvre de Samuel Morse, peintre, photographe, théoricien de l’art et inventeur du code Morse et du moderne télégraphe électrique.
Plasticien, il mène des travaux sur des supports multiples : peintures, constructions, installations et performances sonores (en collaboration notamment avec Leif Elggren).

Voir aussi Samuel F. B. Morse : Conférences sur l’Affinité de la Peinture avec le reste des Beaux-Arts – Précédé par Jean-Philippe Antoine : Pour qui peindre et parler ? Un art de la conférence.

En savoir plus : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=5882&menu=  ;

 

La sculpture contemporaine, 2017.


Histoire et analyse des bouleversements de la sculpture contemporaine de 1945 à nos jours, de Brancusi et Giacometti à Jeff Koons en passant par Christo, Tinguely et Robert Smithson.

« Pourquoi la sculpture plutôt que rien ? » s’interrogeait le sculpteur Emmanuel Saulnier en l’an 2000. A cette question répond, de manière décalée, le succès sans précédent de la rétrospective Jeff Koons à Beaubourg en 2015. Nourrie d’ambition et d’inquiétude, la position de la sculpture à l’époque contemporaine ne cesse de tourmenter les artistes, les critiques, les commanditaires.

Auteur(s) : Paul-Louis Rinuy 

 

La Sculpture contemporaine from PUV on Vimeo.

Titre de la vidéo : Sculpture contemporaine (La)
Réalisation : PUV
Vidéo associée à l’ouvrage « Sculpture contemporaine (La) » de Paul-Louis Rinuy (© PUV, 2016)

 

 

Frontières, limbes et milieux, 2015.

Notre mobilité dessine des parcours, des temporalités, un départ et un retour, une topographie et une géographie où se mêlent l’extérieur et l’intime. Seuils et frontières, limbes, milieux et demeures, tels sont quelques-uns des territoires géopoétiques, géoartistiques et géoimaginaires que rencontre le promeneur dans ses espaces. Il peut alors en concevoir la cartographie. Riche de ses illustrations couleur, il ne s’agit pas ici d’un agrégat d’images ni d’un recueil d’images, mais d’une oeuvre faite avec des images et des mots.

Eric Bonnet, Frontières, limbes et milieux, Paris, L’Harmattan, 2015.

 

 

Les vertiges du miroir dans l’art contemporain, 2016.

Le miroir participe aux transformations de l’art contemporain en renouvelant les catégories esthétiques par-delà les genres et les médiums. L’ambition de cet ouvrage est d’interroger les fonctions du miroir dans notre culture visuelle, tout en donnant à penser notre coexistence avec l’Autre.

Soko Phay, Les vertiges du miroir dans l’art contemporain, Dijon, Les Presses du reel, coll. Inflexion, 2016 : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=4639

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Une critique postcoloniale en acte, 2014.

Une critique postcoloniale en acte. Les musées d’ethnographie contemporains sous le prisme des études postcoloniales. Tervuren : Musée royal de l’Afrique centrale. Le livre porte sur l’actualisation de la critique postcoloniale dans les musées d’ethnographie soucieux de redéfinir les paradigmes qui les ont vus naître. Quel horizon critique se dessine pour ces institutions ? Quelles pratiques postcoloniales mettent-elles en œuvre ? Quelles en sont les conséquences épistémologiques et politiques ? L’analyse s’appuie notamment sur les débats qui ont été développés pendant les cinq années du projet européen Ethnography Museums and World Cultures.

Anne-Marie Bouttiaux, chef de la section d’ethnographie du Musée royal de l’Afrique centrale, me proposa de travailler sur le projet européen Ethnography Museums and World Cultures, qu’elle dirigea pendant cinq ans. Ce travail me permit de poursuivre et d’actualiser ma recherche sur les techniques de transmission mises en oeuvre par les musées d’ethnographie.
Aussi, ce livre n’est-il pas le rapport du projet, mais pose un certain nombre de questions développées à partir d’une recherche menée plus spécifiquement dans les musées d’ethnographie situés en Europe et au Bénin. Cette approche dialogique décentre les enjeux soulevés par les études postcoloniales. Méthodologiquement, cet ouvrage analyse des pratiques « postcoloniales » développées par les musées d’ethnographie européens et observe comment ces questions sont traitées dans les pays et par les cultures auxquels les musées européens veulent précisément rendre « justice ». Cette double lecture, africaine, par les musées béninois, et européenne, par les musées rencontrés au cours du projet européen, permet d’observer comment les enjeux épistémologiques et politiques, dont la critique postcoloniale est porteuse, sont en permanence menacés de crispations idéologiques.
Il s’adresse aux chercheurs, conservateurs et acteurs culturels soucieux de changer les paradigmes qui ont vu naître ces musées d’ethnographie ; c’est avec eux que je partage ces hypothèses. Ce livre doit beaucoup aux discussions menées avec Anne-Marie Bouttiaux, Ken Ndiaye et Catherine Perret sur des questions aussi complexes que passionnées.

 

 

Philosophie et art numérique. Un monde extraterrestre, 2014.

La figure polymorphe - à la fois fantastique, imaginaire, sociale et politique - de l’extraterrestre (étranger, handicapé, hérétique, parasite, fou, génie, monstre, ange ou sauveur...) s’est progressivement imposée, nous conduisant à interroger les problématiques portant sur la différence et sur les différends qu’elle suscite, sur l’errance, la spectralité, l’événement et l’univers infini, l’archaïque et l’ultramoderne...

Martine Bubb, Philosophie et art numérique. Un monde extraterrestre, Paris, L’Harmattan, 2014.

 

 

Dictionnaire de la peinture par les peintres, 2012.

D’abord écouter Picasso : " Si je connais Cézanne ! Il était mon seul et unique maître ! Vous pensez bien que j’ai regardé ses tableaux... J’ai passé des années à les étudier... " Ou encore : " Les Ménines, quel tableau ! Quelle réalité ! Vélasquez est le vrai peintre de la réalité. " Picasso, toujours lui : " Si une oeuvre d’art ne peut vivre dans le présent, il est inutile de s’y attarder.

" C’est ce " présent " que Pascal Bonafoux recompose ici, s’appuyant sur les seuls propos et écrits des peintres. Le résultat est une leçon pour le regard, un mode d’emploi de la peinture inédit et décapant, qui rompt avec les classifications de l’histoire de l’art. Où l’on voit et saisit les peintres à l’oeuvre, étudiant les travaux des Anciens, célébrant leurs maîtres, indifférents aux écoles et aux mouvements, tout à leur exploration de voies nouvelles. C’est Kandinsky, le père de l’abstraction en arrêt devant Les Meules de Monet, Poussin décriant le Caravage, Ingres et Renoir louant Raphaël, Balthus copiant Piero della Francesca, Van Gogh se mesurant à Cézanne, etc.Car le coup de coeur et la passion opèrent en art, au moins autant que la prouesse du geste. A l’image de cette peinture sans cesse en mouvement, l’ouvrage se décline en autant d’entrées : des défis aux influences, des sujets peints aux techniques employées, des ambitions particulières aux exigences du marché, des mythes aux théories, la peinture s’offre ici dans tous ses états, abrupte, sans concession et bien vivante.

Historien de l’art, professeur à Paris-VIII, Pascal Bonafoux est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels figurent chez Perrin ses biographies consacrées à Monet ou Renoir.