Un projet quotidien de performance de Nadia Vadori-Gauthier

EA 1573 Scènes du monde, création, savoirs critiques, EA 4010 Arts des images et art contemporain

de 13h à 15h30 - Studio Théâtre - salle A1 169, bâtiment A, premier étage.

Projection d’une sélection de minutes de danses, suivies d’une rencontre avec l’artiste et d’interventions de Katia Légeret, de Éric Bonnet et de Flore Garcin-Marrou.

En janvier 2016, cela fera un an depuis les attentats de Janvier 2015 et un an que Nadia Vadori-Gauthier s’est engagée dans un acte de résistance poétique qui consiste à agir au quotidien une présence sensible dans le monde : elle danse une minute et quelque, tous les jours, dans les états et les lieux dans lesquels elle se trouve, et la poste en ligne le jour-même. Depuis novembre 2015, cette action se teinte d’une résonance particulière en lien à la violence des évènements. Chaque danse témoigne d’un jour particulier de leur succession. Petit à petit, s’élabore une série qui, à l’instar d’un journal, s’inscrit dans une historicité se tissant à la fois d’éléments privés et publics, intimes ou collectifs.

Ce projet micro-politique de proximité est également inspiré d’une phrase de Nietzsche : « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas dansé au moins une fois  » et d’un proverbe chinois : « Goutte à goutte l’eau finit par traverser la pierre  ». Cela signifie qu’une action minime et répétée peut finir par avoir un grand effet. Chaque jour, depuis janvier 2015, elle danse comme on manifeste, pour œuvrer à une poésie en acte, déplacer les lignes, faire basculer le plan ou osciller la norme, danser la vie qui passe et qui vibre dans les interstices du quotidien. Dans la circonstance ce n’est pas tant la danse en elle-même qui est importante, mais la relation qu’elle permet, ce qui se crée, ce qui est mis en jeu : une circulation entre les cases, les catégories, les corps.

Eric Bonnet, Professeur des Universités, département d’Arts plastiques, Artiste.

Eric Bonnet est professeur au département arts plastiques de l’université Paris 8. Ses champs de recherche sont l’étude des processus de création, l’art contemporain et la mondialisation, la poétique de l’espace.

Katia Légeret, Professeur des Universités, département Théâtre, Artiste.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure en philosophie, Katia Légeret est professeur en esthétique des arts de la scène au département théâtre de l’université Paris 8. Son champ de recherche concerne les relations contemporaines du théâtre avec la danse, la musique, les arts plastiques et les littératures post-colonialistes.

Flore Garcin-Marrou, Maître de conférences en études théâtrales à l’Université Toulouse Jean Jaurès.
Auteur d’une thèse intitulée Gilles Deleuze, Félix Guattari : entre théâtre et philosophie, ses recherches portent essentiellement sur les écritures théâtrales contemporaines, la performance et le lien entre théâtre et philosophies contemporaines. Elle a co-fondé
le Labo Laps, laboratoire de recherche indépendant pratiquant une philosophie de terrain, dont le terrain serait la scène théâtrale.

Nadia Vadori-Gauthier, artiste de performance, docteur en esthétique de l’université Paris 8, praticienne somatique. Formée à la danse et aux arts de la scène et de l’image, Nadia Vadori-Gauthier questionne les frontières entre l’art et la vie, le visible et l’invisible, le mouvant et la forme. Engagée dans la mise en œuvre d’une poésie en acte, elle développe des hypothèses transversales de recherche, tentant de contribuer à penser de nouvelles modalités d’images dans les champs performatifs.

Plus d’informations

Important — Si vous n’êtes pas étudiant ou professeur, munissez-vous de ce programme (ou de sa version internet imprimée) et de vos papiers d’identité, afin de pouvoir passer le contrôle mis en place à l’entrée principale dans le cadre du plan vigipirate.

Université Paris 8 - 2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex Métro ligne 13 : Saint-Denis Université.